Non au passage en force !

Tous en grève, mardi 18 mars 2003


Des orientations gouvernementales désastreuses…
…imposées en dehors de toute négociation

Le gouvernement, au mépris des engagements pris par le Premier Ministre sur la concertation et le dialogue social, continue ses coups de force et impose ses projets, ficelés de longue date, en faisant régresser les droits des personnels et en organisant la destruction des services publics.

Qu’il s’agisse de la décentralisation ou de la suppression du statut des MI-SE, c’est en effet une vision ultra-libérale qui inspire toutes les décisions du gouvernement.

Décentralisation : passage en force !

Les mesures annoncées par Raffarin lors de la clôture des Assises des " libertés locales " :

n’ont pas pour objet d’améliorer le système éducatif par une prétendue " proximité " des lieux de décision.

Au contraire, elles visent à :

Le Premier Ministre a annoncé la réunion du Congrès, à Versailles, dès le 17 mars, pour inscrire la décentralisation dans la Constitution.

Il est clair que toutes ces décisions étaient déjà prises, et que le gouvernement n’a jamais eu l’intention de tenir compte de la forte opposition manifestée par les personnels et leurs organisations syndicales.

Le Ministère de l’Agriculture n’est pas en reste, puisqu’au travers de propositions dans le cadre du projet de loi sur les affaires rurales, des hypothèses de transferts partiels sont envisagées : suivi médical des élèves avec la MSA et mission d’animation et de développement avec les acteurs du territoire.

Alors que le SNETAP réclamait un véritable débat sur cette loi, la DGER sollicite en catastrophe une contribution, sans débat dans les instances : ce n’est notre conception ni de la transparence ni de la démocratie.

Suppression des MI-SE et des emplois-jeunes ...
…passage en force !

Le statut de MI-SE a permis à des générations d’étudiants de milieu modeste de poursuivre des études supérieures en leur assurant un revenu, avec des obligations de service qui leur permettaient de concilier travail et études.

Les emplois-jeunes créés en 1997 par le précédent gouvernement ont vite démontré leur utilité sur les emplois " émergents " identifiés dans les établissements. Nous avons dénoncé le statut de droit privé qui avait été retenu et l’absence de perspective à l’issue des cinq années du contrat. Pour autant, nous sommes intervenus à de multiples reprises pour exiger du gouvernement qu’il permette l’intégration de ces jeunes sur des emplois statutaires de la fonction publique. Pour le moment, seuls les concours de troisième voie leur ouvrent une perspective d’intégration mais les emplois budgétaires nécessaires n’ont pas été créés, 56 emplois d’enseignants ayant même été supprimés dans le budget 2003 de l’enseignement agricole public. L’avenir de ces jeunes, qui se sont souvent fortement impliqués pour remplir leurs missions, est donc plus qu’incertain pour le moment.

Le remplacement des MI-SE et des emplois-jeunes par un statut au rabais " d’assistants d’éducation " ne se fera pas même pas nombre pour nombre, les recrutements annoncés à l’Education nationale étant très en deçà des effectifs actuels.

Sur ce dossier aussi, le gouvernement a également montré qu’il n’entendait pas tenir compte, ni des mobilisations sans relâche des MI-SE depuis le mois de décembre, ni de l’opposition unanime des organisations syndicales, des fédérations de parents d’élèves et des organisations étudiantes. Il présente en effet son projet de loi devant l’Assemblée nationale le 19 mars.

Sur le service public : provocation !

Le privé empoche, les personnels et le service public paient la note !

Si l’on y rajoute les régressions budgétaires intervenues en 2003, le coup d’arrêt à la résorption de la précarité, c’est bien un démantèlement du service public d’éducation qui est organisé.

Et dans le même temps, le Ministre de l’agriculture multiplie les largesses en direction de l’enseignement agricole privé. Il vient de signer un accord avec le CNEAP (enseignement agricole privé catholique) qui va permettre à celui-ci d’engranger 40 millions d’euros supplémentaires, après les 20 millions de bonus déjà obtenus (dans le collectif budgétaire 2002 et le budget 2003), au titre du forfait d’externat et d’internat, c’est-à-dire notamment pour recruter des personnels ATOSS.

Sur les retraites : passage en force !

Le lendemain même d’une déclaration, devant la presse, selon laquelle " Rien n’est encore tranché et rien ne le sera avant que ne s’achève l’intense discussion engagée avec les partenaires sociaux, discussion dont l’essentiel dépendra ", François FILLON annonçait au quotidien Le Parisien " l'harmonisation progressive du régime des secteurs publics sur le privé. Le ministre annonce, ni plus ni moins, que les fonctionnaires verront leur durée de cotisation portée de 37,5 à 40 ans. Probablement d'ici à 2008. Et, selon nos informations, pas question de voir les primes intégrées dans le calcul de leurs pensions. "

Dans ce contexte,
face à la gravité des attaques portées
contre le service public et ses agents,
une réaction massive et solidaire
des personnels de l’enseignement agricole public
s’impose !!!

Comme à l’Éducation Nationale,
et pour les mêmes motifs,
le SNETAP-FSU appelle
TOUS les personnels de l’enseignement agricole public
à se mobiliser


NI SOUMISSION NI RESIGNATION

Avec détermination

TOUS EN GRÈVE !

Mardi 18 mars 2003


Affichez et imprimez l'affiche de mobilisation

Le texte du préavis déposé par le SNETAP-FSU auprès du ministre de l'agriculture.


© SNETAP-FSU 2003 - Page créée le mercredi 12 mars 2003 - Mise à jour du  samedi 17 septembre, 2005 9:23