Retraites :
voila ce qu’on vous prépare !


En 1993, la réforme Balladur sur les retraites avait été imposée, sans beaucoup de réactions, aux salariés du privé qui en payent chèrement le prix aujourd’hui (toute annuité manquante sur les 40 exigées, ampute leur retraite de 10% !).

En 1995, c’est la mobilisation exemplaire des agents du secteur public qui avaient fait reculer un Juppé, alors premier ministre, tentant d’imposer les mêmes régressions au public.

Aujourd’hui ce sont toujours les mêmes régressions que le Gouvernement RAFFARIN veut imposer : et ce n’est pas parce qu’il l’enrobe, qu’il y met des soi disant formes et qu’il l’assortit d’une pseudo concertation, que le fond est différent.

Qu’on en juge :

Dans la lettre adressée par F. FILLON aux membres de la commission confédérale, deux phrases sont à rapprocher :

Décodage :

CQFD :

les seuls paramètres soumis au réglage seront :

CONCLUSION :

Il faut que les salariés acceptent de payer plus de cotisations, ou que, du fait des annuités manquantes, lors de la retraite, celle ci soit amputée de 10, 20 ou 25%.

Parce que, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le but n’est pas de faire travailler les gens plus longtemps.

Si tel était le cas, il n’y aurait pas autant de préretraités, de licenciements, sans retour à l’emploi pour les plus de 50-60 ans (au moment du départ en retraite, moins de 45% des salariés sont encore en activité ! !), les mesures Balladur de 93 auraient reculé l’âge de départ, qui est toujours, 10 ans après, dans le privé, de 57 ans.

Dans les propositions FILLON, (est-ce pour faire semblant d’avoir entendu ?) on pourrait retrouver certaines propositions syndicales, des uns ou des autres (pénibilité, avantages familiaux, durée des études, périodes d’inactivité, etc…)

Mais là où, dans les mesures régressives, ce sont les verbes " préserver, confirmer, prévoir, augmenter… " qui sont utilisés, dans les mesures en faveur des salariés, on trouve " inciter les partenaires à décliner… ; examiner les conditions dans lesquelles…sous réserves des équilibres financiers… ; examiner l’éventualité d’ouvrir dans des conditions financièrement neutres …"

Et certains voudraient encore croire
que le gouvernement est prêt a discuter ?

Et pour le secteur public ?

Si des doutes persistaient, voyons les thèmes de travail que propose DELEVOYE, pour ce qui concerne la fonction publique :

Nulle part n’est évoquée, la possible discussion de dégager des sources de financement nouvelles pour les retraites (taxation de profits financiers, partage des produits nouveaux dégagés par la croissance, taxation des entreprises qui font des bénéfices…).

La seule piste évoquée en ce sens, par la lettre de FILLON : " prévoir un égal accès pour ceux qui le souhaitent " et qui le peuvent " à un complément de revenu par un dispositif d’épargne ".

Au delà de l’aspect inégalitaire d’une telle mesure (où un SMICARD trouvera t’il de quoi épargner ?), c’est de toute façon une cotisation supplémentaire qui pèsera sur le seul salarié. Quel en est l’intérêt, si ce n’est si le nouveau système de retraite, promis par RAFFARIN, ne permet plus de garantir un " haut niveau de retraite "

Tiens !
c’est pourtant la première affirmation du courrier de FILLON :
Bizarre !

Pour le SNETAP-FSU,
c’est la garantie du
maintien du niveau et de la qualité
du système des retraites des salariés

du privé comme du public,

acquis social issu des luttes de 1936 et 1945
qu’il faut
préserver, consolider et améliorer.

Et cela passe par :


© SNETAP-FSU 2003 - Mise à jour du  samedi 17 septembre, 2005