Un projet de régression sociale

Communiqué de presse F.S.U.


Les propositions annoncées par J.-P. DELEVOYE concernant les retraites des fonctionnaires laissent mal augurer de ce que F. FILLON et lui-même vont annoncer dès vendredi pour l’ensemble des salariés. Loin d’une réforme renforçant les solidarités et l’équité et prenant en compte les réalités d’aujourd’hui de la Fonction Publique, le ministre propose un ensemble de mesures d’ici 2008 (allongement à 40 ans de la durée de cotisations, décote de 3 % pour chaque année manquante, perspective de calculer le montant des pensions sur les 3 dernières années), dont le premier résultat sera une baisse considérable des pensions (pouvant aller jusqu’à 20 ou 25% des pensions pour une grande partie des collègues).

Le gouvernement refuse l’intégration dans le traitement et l’harmonisation des primes. Le dispositif de régime complémentaire qu’il envisage pour leur prise en compte partielle ne représenterait qu’une contre-partie dérisoire à la chute des pensions, et pourrait constituer une mécanique redoutable contre le code des pensions. Il refuse également de prendre en compte l’essentiel des propositions que nous avions formulées (notamment prise en compte des années de formation ou de précarité).

Si l’indexation des retraites sur les salaires est maintenue, en revanche les retraités ne bénéficieront plus des mesures de revalorisation des actifs : c’est donc la solidarité actifs/retraités qui sera mise en cause.

La FSU appelle les personnels à se mobiliser de façon unitaire pour contrer ce projet de régression sociale, et faire avancer les revendications de consolidation et d’harmonisation vers le haut des retraites des fonctionnaires et des salariés du secteur privé.

Elle entend prendre toute sa place dans la construction de cette mobilisation.

Paris, le 16 avril 2003


© SNETAP-FSU 2003 - Mise à jour du vendredi 1 avril, 2005