Grilles horaires

Continuons à combattre un projet
porteur de graves régressions !


Communiqué commun

Snetap-FSU

sFOerta-FO

Syac-CGT

SUD Rural

Les 4 syndicats qui ont décidé de poursuivre leur combat contre le projet de la DGER ont été reçus le 21 avril - comme convenu le 14 avril, jour de l'action organisée à l'occasion du CNEA sous la forme d'un rassemblement national - par Jean-Louis BUER, Directeur de Cabinet du Secrétaire d'Etat, accompagné de Maryline LAPLACE, conseillère technique pour l'enseignement agricole, et de Jean-Joseph MICHEL, adjoint du DGER.

Il est clair que la rupture du front syndical a permis au Cabinet de tirer parti de la division ainsi constatée et d'opposer un refus à toute nouvelle avancée sur le projet de la DGER, que nous continuons de condamner compte tenu des régressions dont il est porteur.

Le Directeur de Cabinet a en outre confirmé l'analyse que nous faisons depuis le début sur les intentions réelles de la DGER dans l'élaboration de ce projet : il a déclaré qu'au travers de « l'optimisation » des moyens de l'enseignement, des moyens pouvaient ainsi être dégagés pour mettre en œuvre les « autres missions ».

Autrement dit, la DGER fait des économies sur le dos des élèves en réduisant les heures d'enseignement, en supprimant des dédoublements, des heures de mise à niveau, afin d'être en mesure de financer des missions qu'aucun ministre n'a jamais su défendre au point d'obtenir du ministère du budget les crédits correspondants !

Nos organisations ne s'en tiendront pas à cette fin de non-recevoir.

Elles interviendront à nouveau lors du CNEA du 9 mai (re-convoqué faute d'avoir réuni le quorum le 14 avril, notamment du fait de notre décision de le boycotter) et continueront en particulier d'alerter les parents d'élèves et les professionnels sur les régressions dont le projet de la DGER est porteur en termes de qualité de la formation et de réussite des élèves.

Elles tiennent en outre à alerter les enseignants sur les conséquences que la mise en œuvre de ce projet peut avoir en termes d'emplois, sinon dans l'immédiat mais à échéance rapide. Si le mouvement des enseignants titulaires a déjà eu lieu en vue de la prochaine rentrée, des mutations d'office risquent d'intervenir dès la rentrée suivante (2006). Et les effets peuvent être immédiats en ce qui concerne le reclassement des contractuels, qui n'interviendra qu'à la fin de cette année scolaire, sur la base des besoins estimés à partir des nouvelles grilles (pour la 1ère année de chaque cycle, les anciens horaires s'appliquant encore à la rentrée 2005 pour les 2e année).

Nos quatre organisations appellent donc les enseignants à tenir des assemblées générales unitaires dans chaque établissement dès la rentrée des vacances de printemps de chaque zone, afin d'évaluer précisément les effets de la mise en œuvre de ces grilles en terme d'emplois (nombre d'heures perdues, nombre d'emplois en moins).

Elles appellent les enseignants à mettre en débat des propositions d'action contre ce projet et à les transmettre à leurs organisations syndicales, dont les instances nationales se réuniront en mai.

Paris, le 22 avril 2005


© Snetap-FSU 2005 - Page crée le mardi 26 avril, 2005 - Dernière mise à jour le mardi 26 avril, 2005 9:09